Le lendemain matin. On a tous eu ces matins-là. Les yeux dans le vague, en se demandant où on est, comment on est arrivé là, et qui dort à côté de soi. La bonne nouvelle est que c'est une nouvelle journée: on peut se lever, sortir et continuer à vivre. Pour 40 Below Summer, "The Mourning After" est le titre parfait pour ce deuxième album, mettant fin à deux années qui ont vu le groupe alterner les hauts et les bas. Cette situation cahotique leur a permis d'une certaine façon de mettre le maximum dans ce qui est une des sorties metal les plus puissantes de l'année.
"Nous avons traversé un holocauste émotionnel et personnel de deux ans", explique Max Illidge (chant). "Pas seulement en tant que groupe, mais aussi individuellement. En repensant à ce que certains membres du groupe ont vécu, personnellement et professionnellement, je peux affirmer que cette période fut très dure."
Les bases de 40 Below Summer ont été jetées en 1998, lorsque Carlos Aguilar, batteur d'origine péruvienne, a commencé à jammer avec Max Illidge. Joe D'Amico a ensuite été intégré, suivi par Jordan Plingos et Hector Graziani (originaire de Porto-Rico). Un mini-album autoproduit intitulé "Sideshow Freaks" ainsi que d'incessants concerts dans le New Jersey et à New York ont aidé à construire un buzz autour du groupe. Après de nombreux showcases sur tout le territoire nord-américain, le groupe signe un deal avec London/Sire Records. Leur premier album, "Invitation To The Dance", produit par le légendaire GGGarth Richardson (Rage Against The Machine, Kittie) sort en Octobre 2001.
Mais London/Sire ferme deux mois après la sortie de l'album, fusionnant avec une major, et laisse 40 Below Summer sans label ni structure de distribution. Alors que la plupart des groupes auraient vendu leurs instruments et commencé à éplucher les petites annonces, 40 Below a choisi de persévérer. "Alors que tout s'écroulait autour de nous, notre label et le reste, nous avons décidé de continuer à avancer", se souvient Jordan (guitare). "On a essayé de rester sur la route le plus possible, tant que nous avions de l'argent, tant qu'on pouvait, et on a tout fait nous-mêmes. On a réalisé qu'on avait des fans, ce qui nous a décidé à continuer. On ne pouvait pas juste rester à la maison sans rien faire. Il fallait qu'on y arrive."
Et c'est exactement ce qui s'est passé, suite à la tournée Jagermeister Music Tour, avec Drowning Pool, Coal Chamber et Ill Nino: ils y sont arrivés, avec l'aide d'une fanbase de plus en plus importante et incroyablement dévouée. "C'est plutôt réconfortant, particulièrement quand on tourne dans un van, qu'on joue dans des clubs et que les fans deviennent dingues", continue Jordan. "Ils nous suivent et sont tellement contents d'être là, ils veulent te parler et te dire ce qu'ils ont pensé du concert. C'est hallucinant de voir ce que cinq gars dans un van peuvent faire."
Requinqué par les fans, le groupe composait en même temps pour "The Mourning After" et les cinq membres du groupe redécouvraient leur amour de la musique. "Pendant quelques temps, nous ne savions plus qui on était ni ce qu'on faisait", admet innocemment Max. "On a été pris dans la spirale du business et on a perdu de vue pourquoi on avait commencé à faire cela: parce qu'on aimait vraiment faire de la musique ensemble."
Le groupe a recommencé à composer presque immédiatement après la sortie de "Invitation To The Dance", mais n'a gardé que dix morceaux sur les 36 initialement composés (plus un bonus track, "The Day I Died") pour "The Mourning After". Le label Razor & Tie a vu le groupe en Février 2003, lors de leur concert à New York sur une tournée avec E.Town Concrete, et les a signé en Juin, juste avant que le groupe n'entre en studio.
Aux manettes cette fois-ci on retrouve le fameux producteur David Bendeth (Vertical Horizon, Crash Test Dummies), qui a amené une direction entièrement nouvelle au son du groupe. "On s'est dit que si on travaillait avec quelqu'un qui a fait les sept derniers succès metal, on allait sonner exactement comme eux", dit Jordan. "Ca allait sonner cliché et on ne voulait pas être cliché. David ne raisonne pas comme un producteur, dans une certaine mesure. Il est d'abord musicien, guitariste, et il pense comme nous."
Le son que 40 Below Summer avait établi sur "Invitation To The Dance" est renforcé, tout en déployant ses horizons dans de nouvelles et innovantes directions. "Self-Medicate" et "F.E." (avec un featuring de Cristian Machado, le chanteur d'Ill Nino) sont d'intenses futurs classiques du metal, tandis que "Awakening" et "A Better Life" dévoilent les sensibilités du groupe par de belles mélodies. "Sur le premier album, on allait de quelque chose de brutal à quelques chose de beau, mais sur celui-ci on a voulu que cela se fasse encore plus naturellement", explique Joe D'Amico. "Avant on voulait être vraiment heavy, mais on voulait aussi que la musique soit mélodique, donc on collait ces parties les unes après les autres. Maintenant nous avons appris comment les mélanger pour créer et optimiser notre son."
"Nous ne sommes pas un groupe de Neo Metal", affirme Max. "Il y a des éléments de Neo Metal dans ce que l'on fait, des éléments de Metal oldschool aussi. Nous avons des influences Hardcore, Rock, Folk et parfois même Jazz et Funk. Nous ne voulons pas être catégorisés. Nous sommes un groupe de Rock agressif et il est bien connu que le Rock récupère un peu de tout."
Avec "The Mourning After", les membres de 40 Below Summer se préparent pour ce qu'ils savent faire le mieux : tourner le plus possible, et pour apporter à leurs fans Hardcore un nouvel album qui les ravira, un groupe regonflé à bloc ainsi qu'un avenir sous de meilleurs auspices. "Tout va vraiment mieux", dit Carlos. "Chaque expérience, chaque concert, la façon dont on a enregistré cet album, les compositions elles-mêmes, tout a été fait de nouveau par un groupe."
"La musique passe avant tout", confirme Max. "La musique et le groupe passent avant tout, ensuite on s'occupe du reste."
Tout droit sorti de la bouche d'un homme qui sait de quoi il parle. Voici "The Mourning After" et 40 Below Summer est de retour pour vous botter le cul.
Site Officiel : 40 Below Summer
"Nous avons traversé un holocauste émotionnel et personnel de deux ans", explique Max Illidge (chant). "Pas seulement en tant que groupe, mais aussi individuellement. En repensant à ce que certains membres du groupe ont vécu, personnellement et professionnellement, je peux affirmer que cette période fut très dure."
Les bases de 40 Below Summer ont été jetées en 1998, lorsque Carlos Aguilar, batteur d'origine péruvienne, a commencé à jammer avec Max Illidge. Joe D'Amico a ensuite été intégré, suivi par Jordan Plingos et Hector Graziani (originaire de Porto-Rico). Un mini-album autoproduit intitulé "Sideshow Freaks" ainsi que d'incessants concerts dans le New Jersey et à New York ont aidé à construire un buzz autour du groupe. Après de nombreux showcases sur tout le territoire nord-américain, le groupe signe un deal avec London/Sire Records. Leur premier album, "Invitation To The Dance", produit par le légendaire GGGarth Richardson (Rage Against The Machine, Kittie) sort en Octobre 2001.
Mais London/Sire ferme deux mois après la sortie de l'album, fusionnant avec une major, et laisse 40 Below Summer sans label ni structure de distribution. Alors que la plupart des groupes auraient vendu leurs instruments et commencé à éplucher les petites annonces, 40 Below a choisi de persévérer. "Alors que tout s'écroulait autour de nous, notre label et le reste, nous avons décidé de continuer à avancer", se souvient Jordan (guitare). "On a essayé de rester sur la route le plus possible, tant que nous avions de l'argent, tant qu'on pouvait, et on a tout fait nous-mêmes. On a réalisé qu'on avait des fans, ce qui nous a décidé à continuer. On ne pouvait pas juste rester à la maison sans rien faire. Il fallait qu'on y arrive."
Et c'est exactement ce qui s'est passé, suite à la tournée Jagermeister Music Tour, avec Drowning Pool, Coal Chamber et Ill Nino: ils y sont arrivés, avec l'aide d'une fanbase de plus en plus importante et incroyablement dévouée. "C'est plutôt réconfortant, particulièrement quand on tourne dans un van, qu'on joue dans des clubs et que les fans deviennent dingues", continue Jordan. "Ils nous suivent et sont tellement contents d'être là, ils veulent te parler et te dire ce qu'ils ont pensé du concert. C'est hallucinant de voir ce que cinq gars dans un van peuvent faire."
Requinqué par les fans, le groupe composait en même temps pour "The Mourning After" et les cinq membres du groupe redécouvraient leur amour de la musique. "Pendant quelques temps, nous ne savions plus qui on était ni ce qu'on faisait", admet innocemment Max. "On a été pris dans la spirale du business et on a perdu de vue pourquoi on avait commencé à faire cela: parce qu'on aimait vraiment faire de la musique ensemble."
Le groupe a recommencé à composer presque immédiatement après la sortie de "Invitation To The Dance", mais n'a gardé que dix morceaux sur les 36 initialement composés (plus un bonus track, "The Day I Died") pour "The Mourning After". Le label Razor & Tie a vu le groupe en Février 2003, lors de leur concert à New York sur une tournée avec E.Town Concrete, et les a signé en Juin, juste avant que le groupe n'entre en studio.
Aux manettes cette fois-ci on retrouve le fameux producteur David Bendeth (Vertical Horizon, Crash Test Dummies), qui a amené une direction entièrement nouvelle au son du groupe. "On s'est dit que si on travaillait avec quelqu'un qui a fait les sept derniers succès metal, on allait sonner exactement comme eux", dit Jordan. "Ca allait sonner cliché et on ne voulait pas être cliché. David ne raisonne pas comme un producteur, dans une certaine mesure. Il est d'abord musicien, guitariste, et il pense comme nous."
Le son que 40 Below Summer avait établi sur "Invitation To The Dance" est renforcé, tout en déployant ses horizons dans de nouvelles et innovantes directions. "Self-Medicate" et "F.E." (avec un featuring de Cristian Machado, le chanteur d'Ill Nino) sont d'intenses futurs classiques du metal, tandis que "Awakening" et "A Better Life" dévoilent les sensibilités du groupe par de belles mélodies. "Sur le premier album, on allait de quelque chose de brutal à quelques chose de beau, mais sur celui-ci on a voulu que cela se fasse encore plus naturellement", explique Joe D'Amico. "Avant on voulait être vraiment heavy, mais on voulait aussi que la musique soit mélodique, donc on collait ces parties les unes après les autres. Maintenant nous avons appris comment les mélanger pour créer et optimiser notre son."
"Nous ne sommes pas un groupe de Neo Metal", affirme Max. "Il y a des éléments de Neo Metal dans ce que l'on fait, des éléments de Metal oldschool aussi. Nous avons des influences Hardcore, Rock, Folk et parfois même Jazz et Funk. Nous ne voulons pas être catégorisés. Nous sommes un groupe de Rock agressif et il est bien connu que le Rock récupère un peu de tout."
Avec "The Mourning After", les membres de 40 Below Summer se préparent pour ce qu'ils savent faire le mieux : tourner le plus possible, et pour apporter à leurs fans Hardcore un nouvel album qui les ravira, un groupe regonflé à bloc ainsi qu'un avenir sous de meilleurs auspices. "Tout va vraiment mieux", dit Carlos. "Chaque expérience, chaque concert, la façon dont on a enregistré cet album, les compositions elles-mêmes, tout a été fait de nouveau par un groupe."
"La musique passe avant tout", confirme Max. "La musique et le groupe passent avant tout, ensuite on s'occupe du reste."
Tout droit sorti de la bouche d'un homme qui sait de quoi il parle. Voici "The Mourning After" et 40 Below Summer est de retour pour vous botter le cul.
Site Officiel : 40 Below Summer
